Après
une carrière de danseuse professionnelle notamment au Ballet du XXème
siècle de Maurice Béjart, Sergine Laloux se tourne vers la
photographie, se spécialisant au départ dans le domaine de la danse.
Dès 1988, cependant, à la suite d'un stage et d'un voyage en Chine avec
Guy Le Querrec, de l'agence Magnum, elle est happée par le reportage à
la recherche de la chorégraphie de la vie, et voyage de l'Egypte à
l'Afrique centrale, de Berlin (la chute du mur) à Fatima (le
pèlerinage). Ce qui intéresse particulièrement Sergine Laloux, au-delà
des sujets rebattus ou des événements sur médiatisés, c'est la
dimension humaine que son travail permet de toucher. Le quotidien des
Tziganes du Portugal, des femmes du Sénégal ou celui de la population
tibétaine, le drame des sans papiers sont, pour elle, de première
importance. "Sergine Laloux photographie sans pathos ni
voyeurisme, avec une maîtrise du cadre et des formes, un sens du
mouvement et de la composition auquel sa première passion n’est sans
doute pas étrangère." - Jean-Marie Wynants (Le Soir)

L'exposition : "DEMAIN"
En 2006, à l’occasion des 20 ans de la Compagnie, une importante
exposition Regards sur Michèle Noiret, vingt ans de chorégraphie
photographiés par Sergine Laloux est créée à la Maison de la Bellone à
Bruxelles.
Aujourd’hui, invitée des 2° rencontres photographiques d'Art'lon,
Sergine Laloux nous plonge au cœur de DEMAIN, pièce chorégraphique
multiforme pour quatre assistants, un cameraman et une danseuse, créée
et interprétée par Michèle Noiret. Un reportage réalisé lors de
différentes répétitions et représentations, depuis sa création à
Bruxelles début 2009 jusqu'à la tournée à Séoul en octobre 2010.
“Dès son premier geste, entamant près d’une heure de défi en solitaire
sur la scène gigantesque, Michèle Noiret l’emporte sur l’espace et le
temps qu’elle se donne. Pas un segment du mouvement qui ne résonne de
sa franchise d’intention, pas une liaison qui ne se compose en onde de
répercussion, sectionnant son buste, aiguisant ses membres. On éprouve
rarement pareille sensation de densification corporelle, en proie à
l’expansion poétique d’un être au monde. Tour à tour plus actrice, ou
spectrale, Michèle Noiret sculpte l’imaginaire d’une immensité
d’espace, qu’elle arpente comme un labyrinthe inépuisable
d’émotions. » (Gérard Mayen)



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