Exposants

Katherine Longly

Présentation générale de mon travail

Katherine Longly saisit des ambiances qui vous retiennent à la façon d'un parfum ou d'une phrase.

Elle aime expérimenter toutes sortes d'outils, des toycaméras aux plus classiques, en fonction du propos, et obtient ainsi des résultats qui ont du caractère, de la matière. Son image laisse entrevoir les coulisses de l'instant, le caractère parfois insoumis de l'outil employé et la présence même du photographe. Elle est empreinte d'une certaine poésie et d'humour, de tendresse pour les personnes présentes, là, et d'un goût soupçonné pour les bonbons acidulés.

Si vous regardez dans son sac, non, pas de mouchoirs en papier au cas où, mais forcément un de ses appareils, on ne sait jamais !

Kéwin Moret.

Concernant la série ‘Les Plages’ exposée dans le cadre des Rencontres Photographiques d’Art’lon

Je traque sur les plages désertes les traces de vie, les indices de passage de quelque touriste ou riverain. A d’autres moments, je documente la manière dont nous investissons ces espaces. Quelquefois sous un soleil de plomb, d’autres fois sous la pluie, les dimanches et les lundis, dans la brume ou en été.

Mes images retranscrivent ces moments avec une certaine poésie. Mais au-delà, j’aime aussi porter un regard amusé ou décalé sur ces moments. L’humour est pour moi un élément essentiel.

Mais même si mon regard est parfois amusé, c’est toujours avec beaucoup de tendresse. Je me reconnais dans ces images. Elles parlent à ma mémoire. Une réminiscence de souvenirs d’enfance, de vacances à la mer en famille. Et au-delà de moi, j’aime croire qu’elles touchent à quelque chose de la mémoire collective.

Si la quête d’espaces vierges, d’endroits encore inexplorés, est loin derrière nous, la poésie de ceux-ci est encore bien ancrée dans le rêve collectif contemporain. La magie s’est déplacée dans la suggestion de la frontière sensible qui existe entre la pollution visuelle, physique de l’intervention humaine et son intemporalité, son ordre fragile. La plage, frontière encore. Entre le terrain conquis sur lequel l’homme vit et l’imaginaire, le rassurant et l’abysse. Le travail de Catherine Longly explore à la fois l’illusion et le solide, les marrées et le maintenant, le ressenti et le bâti. Mais c’est aussi et surtout une atmosphère.

Kéwin Moret

 

 

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mise à jour le 03 Mai 2010 - © Art'lon 2010 avec le soutien de la Province du Luxembourg et de la ville d’Arlon